Nous quittons Rome après la pose
« technigistique » (Technique + logistique) vidanges, remplissage,
courses habituelles, en direction de la côte à la recherche d’une étape en bord
de mer. La route est belle et longe une côte rocheuse et découpée puis nous
traversons le parc national del Circeo, une route improbable sur une dune,
bordée des deux côtés par la mer, c’est surprenant. Nous poussons jusqu’à
Terracina (pas terrible) puis Sperlonga (beaucoup mieux) où nous trouvons un
parking tout au bord de la plage, au pied du village, on décide de s’arrêter
pour la nuit.
Seul petit problème,
le frigo est en rade, il ne veut pas se mettre en route sur le gaz !! aïe
aïe aïe. La nuit porte conseil, on verra demain.
Le lendemain, je m’attaque au problème et je décide de
démonter la machine
Mais ça dépasse de loin mes compétences en bricolage, au
bout d’une heure, je déclare forfait.
Coup de bol, un couple d’Italiens est stationné à coté de
nous et, Buena Onda, la dame parle hyper bien Français, et, re buena onda, elle
a vu un réparateur de camping car à 20
KM. Ni une ni deux, on fonce. Le mec est sympa, verdict, le brûleur est vieux
et encrassé mais en le nettoyant bien il réussit à le faire redémarrer. C’est
sensé tenir un bout de temps….
On reprend la route, il est déjà un peu tard, on s’arrête
manger. Et là, re-mauvaise surprise, le frigo est encore en panne !!!
On n’a pas envie de faire demi-tour, je me dis que je vais
bien réussir à faire quelque chose avec mes beaux outils et mes petites mains.
Je re-démonte , tritouille deux trois fils, débranche un truc, en rebranche un
autre , souffle un grand coup, c’est pas très académique, mais devinez
quoi ? ça marche !!
Il n’y a plus qu’à rouler jusqu’à Pompéi, en évitant les
nids de poule (la route autour de Naples c’est un gruyère), les cadavres de
chiens ( 10 en 100 Km) et les poubelles qui jonchent la bande d’arrêt d’urgence
(dégueulasse) . Un vrai bonheur. On n’est pas fâché d’arriver ce soir à Pompéi et de dormir juste en face des
vestiges.
A +