dimanche 2 juin 2013

Retour en Europe, au revoir la Turquie…



Combien de pays avons-nous traversé depuis quatre semaines que nous sommes ici ?  C’est bien la question qui nous vient à tous en tête à l’heure où nous quittons cet étrange pays. Entre Istanbul la ville interminable, et les plaines d’Anatolie vides à perte de vue, entre les côtes de la mer noire sauvages et le littoral méditerranéen surexploité, entre les sites ultra touristiques de Pamukkalé ou la Cappadoce et les plages désertes de Cirali, entre le développement dans tous les sens des villes, des routes et l’aspect reculé et archaïque de certains villages,  entre les femmes voilées qui travaillent dans les champs en plein soleil et les jeunes filles des villes en tenues européennes et téléphone portable vissé à la main…. On peut dire qu’on a bien voyagé. C’était pour nous une vraie découverte, dans des conditions parfois un peu plus difficiles qu’au début du voyage, parce que les distances sont beaucoup plus longues, la circulation plus difficile, plus fatigante.
 En nous sentant toujours en grande sécurité et avec toute la liberté que nous  souhaitions pour nous installer où nous le voulions, nous avons souvent eu le sentiment d’être « très loin », isolés. La langue y est pour beaucoup, la religion et la place des femmes aussi, le niveau de confort également, nos différentes aventures mécaniques ont pu également nous faire toucher du doigt la « fragilité » de notre situation, et puis il faut le dire, à part sur  3 sites très fréquentés , on n’a pas vraiment croisé beaucoup de touristes .
Mais qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est grand… C’est un pays qu’il faut découvrir en prenant son temps, et la route c’est un bon moyen de ne pas trop se presser. On gardera en mémoire tous ces magnifiques paysages, ces baignades, les bivouacs sauvages, nos balades dans les villes, les flâneries dans les bazars, le chant des muezzins qui rythme la journée et surtout la gentillesse de tous ces gens que nous avons croisés sur la route, toujours prêts à nous filer un coup de main dans les galères, ou simplement à nous faire un petit signe de la main pour nous souhaiter la bienvenue.
Et puis pour finir, un petit clin d’œil spécial à Akin pour le remercier de sa visite d’Istanbul et de ses petits coups de téléphone le soir pour nous demander si tout allait bien, et nous indiquer les spécialités locales !!

Demain on prend la route vers la Bulgarie …

Efes, le top des ruines, une panne et un sauvetage




Après Pamukkalé, on a prévu d’aller voir  la cité d’Efes, on est dans une période où on enchaîne un peu les visites mais bon, on en profite  avant de quitter la Turquie ( ben oui, on est presque à la fin !!), et puis nos étapes du soir sont souvent en bord de mer ça permet de souffler après la route. Donc ce matin, départ matinal pour Efes. Avec le nombre de villes antiques en ruines qu’on a vu depuis le début du voyage, on est quand même resté bluffés par l’état de conservation du lieu et surtout l’impression de réalité que cela donne de se déplacer dans une vraie ville.

Ce sont des ruines donc il y a des pierres  bien rangées.

des petites colonnes ..

Des grandes colonnes…

Il y a aussi plein d’autres trucs à voir …



De l’avis général, Efes, c’est le « top one » de la ruine !!
Après la visite, nous mettons le cap sur Foça, un petit port de pêche. Pour profiter au mieux de nos derniers jours ici, nous prévoyons de faire des petites étapes en suivant la mer le plus possible. 

L’aventure du jour est mécanique, il fallait bien que cela nous arrive.
 Sur la route à 30 kms de notre destination, une voiture nous double et le conducteur nous fait signe de nous arrêter. Il nous prévient que la roue arrière droite « bouge », semble mal serrée. Je sors les outils, effectivement les boulons viennent tout seuls !! aïe . Mais plus grave, il y a une fuite de liquide de freins. Alors là, on ne sait pas trop quoi en penser, mais le gars qui est encore avec nous est mécano. Bien sûr il ne parle ni français, ni anglais, et nous toujours pas Turc. On comprend qu’il cherche un endroit à l’ombre pour regarder plus précisément d’où vient le problème ( ici il fait autour de 28 ° alors c’est mieux de ne pas rester trop longtemps au soleil !!). Il nous emmène au bord d’une petite route et commence à démonter la roue … puis les freins… 


Il récupère la pièce cassée et nous fait comprendre qu’il va en chercher une neuve à une dizaine de kilomètres.
Pendant ce temps-là, nous, on joue les naufragés de la route.

Pendant qu’on attend, 2 hommes s’arrêtent à coté de nous pour nous demander si on a besoin d’aide, l’un parle très bien Français ( il a vécu 15 ans en Belgique). On lui explique rapidement la situation, il propose de rester et d’attendre notre « mécano/ ange gardien » pour traduire et marchander le prix de la réparation. Tout se passe en réalité assez vite, notre sauveteur revient avec une pièce neuve et la remplace en 30 minutes. On paye la réparation et tout le monde repart de son côté !! Une fois le stress passé on commence à repenser aux évènements en hésitant entre deux positions : soit on a eu un énorme coup de chance ( c’était quand même le système de freinage qui pouvait lâcher) et comme nous disait notre ange gardien du jour «  Allah nous regardait », soit on s’est fait arnaquer de 150 euros pour une réparation bidon, mais ça, ça pouvait nous arriver en France, au moins ici, ça a un petit goût d’aventure !!
Pour finir la journée on a pu faire tranquillement les derniers kilomètres qui nous séparaient de Foça et se poser sur le port , juste en face de la mer…


Güle, güle
 


Pamukkalé, faut y aller !!



Un des lieux incontournables de la Turquie, c’est le site de Pamukkalé. C’est archi connu, et c’est ce qui nous faisait un peu peur en y allant, quand on a beaucoup entendu parlé d’un endroit, ou vu pas mal de photos, il arrive qu’une fois sur place on soit un peu déçu. Genre : « ha oui c’est ça ? ». Rajoutez à ça nos appréhensions face au tourisme de masse et vous avez toutes les clés pour comprendre nos réticences.
Eh bien sur ce coup-là on s’est planté, ça vaut vraiment le détour ( le voyage ?). On était sur le site dès 8h00, et on a pu en profiter presque tout seuls et ça c’est magique.

C’est un pan de montagne qui ressemble à du coton, et sur lequel se sont creusées des cavités qui forment des piscines naturelles. L’eau est chaude, et le sol ne glisse pas ce qui permet de se balader partout tranquillement …






L’eau ruisselle continuellement dans la pente ce qui rend la  progression super agréable

C’est pas le salar, mais il y a quand même des reflets !!

Au-dessus de cette étrange formation géologique on trouve les ruines de l’immense cité de Hiéropoulos …


et ces bains, légèrement radioactifs, il parait que c’est bon pour plein de trucs, en plus c’est à 36°, et on se baigne dans les ruines… ça c’était un truc pour nous. Le jeu du jour, où est Charlie ?


Güle- Güle



mardi 28 mai 2013

Oludeniz, son lagon, son eau turquoise,et la vallée des papillons.



Il fallait bien quitter notre campement hippie de Cirali, alors ce matin, tout le monde s’y met et en deux temps, trois mouvements, on est prêt à repartir. 

On fait une petite étape à Patara pour voir la plage et se baigner dans les vagues, c’est un des grands sites de ponte des tortues, et la plage fait 20 KM.

 Sur la route qui y mène, il y a pas mal de ruines assez bien conservées.


Nous poursuivons notre route à travers le paysage méditerranéen

Jusqu’à arriver en vue d’Oludeniz

C’est une petite ville de bord de mer qui ne vit que du tourisme. Heureusement, toute la baie est protégée, c’est un parc national, il n’y a donc aucun immeuble, et les promoteurs immobiliers ne s’y sont pas encore attaqués …ouf.
Nous trouvons un camping au bord de la lagune et le soir les gars vont même s’y baigner.

Le lendemain nous prenons un bateau bus pour rejoindre une crique qui n’est accessible que par la mer et qui porte le joli nom de « vallée des papillons »



Bon, elle pourrait s’appeler autrement ça ne dérangerait personne, on n’a pas vu un seul papillon, par contre le coin est somptueux, on s’est trouvé un petit abri à l’ombre d’un arbre pour passer la journée et profiter de la plage…




Güle Güle